Portrait
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Virginie Orgogozo : chercheuse à la mouche

Virginie Orgogozo et son équipe cherchent à comprendre les mécanismes de l’évolution des espèces. Cette chercheuse, médaille de bronze du CNRS, a reçu le prix Joliot-Curie de la « jeune femme scientifique » en 2014.

Virginie Orgogozo passionnée de mouches et de génétique est arrivée à l’Institut Jacques Monod en 2010. Dans son laboratoire, elle essaie de comprendre comment diverses espèces de drosophiles ont évolué au cours du temps. « Je tente de retracer les mutations qui ont engendré les différences entre les espèces ». Depuis les travaux de Darwin, la recherche en évolution essaie d’expliquer la biodiversité.
A ce jour, les scientifiques savent que l'évolution met en jeu des mutations qui apparaissent au hasard et se répandent dans les populations suite à des processus aléatoires et de sélection. Mais les mutations et les gènes responsables de l'évolution phénotypique ont-ils des propriétés particulières ? 

Lauréate aux ERC starting grants

Au laboratoire, Virginie Orgogozo parvient à croiser des espèces drosophiles génétiquement et morphologiquement proches. « Cet animal est « pratique », on parvient assez facilement à mélanger les génomes, c’est ainsi que l’on obtient des exemples concrets d’évolution », nous dit la chercheuse en biologie du CNRS.  Les organes génitaux sont les parties du corps qui évoluent le plus vite chez les animaux. « Ils évoluent encore plus vite chez les mâles, nous tentons de comprendre pourquoi ». Pour conduire ses travaux, Virginie Orgogozo n’est évidemment pas toute seule dans son laboratoire au quatrième étage de l’Institut. Grâce au financement d’un ERC Starting grants, elle a pu s’entourer de trois post-doc, d’un chercheur du CNRS, d’un maître de conférences, d’une ingénieure d’étude et d’un doctorant.
 
Cette femme dynamique, mère de deux enfants, parvient avec sa bonne humeur et ses intuitions géniales à mobiliser son équipe. « L’équipe de Virginie accomplit un formidable travail, ses résultats sont d’ailleurs publiés dans les meilleures revues mondiales », souligne le directeur de l’IJM, Giuseppe Baldacci.  

 

(c) Stephan BORENSZTAJN/CNRS Photothèque

Laboratoire

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