Copyright © 1996  -  Equipe Histoire et Société de l'Amérique latine / ALEPH  -  ISSN 1245 - 1517

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Eglise du silence ou silence de l'Eglise ?
Débat autour de l'historiographie de l'Eglise au Mexique entre 1929 et 1960

Mathias Gardet

Roberto Blancarte, auteur d'une thèse sur l'histoire de l'Eglise catholique au Mexique entre 1938 et 1982, publiée récemment[1], met en exergue les contrastes très marqués dans la production historiographique sur l'Eglise mexicaine. Il remarque ainsi l'essor notable des ouvrages, études et recherches sur la question à partir de 1968 et pour les vingt années suivantes, sujet qui semblait pourtant ne plus être de mise depuis longtemps[2].

Cette remarque est plus que jamais valable pour ces dernières années. Les propositions de réforme des articles anticléricaux de la Constitution de 1917, annoncées par le gouvernement de Carlos Salinas de Gortari et la reprise des relations diplomatiques avec le Vatican en 1992 (interrompues depuis 1857) n'ont fait qu'alimenter la parution d'ouvrages historiques sur les relations entre l'Eglise et l'Etat, déjà endémique dans le pays.

Ce dernier revirement confirme l'hypothèse avancée par Roberto Blancarte selon laquelle la production historiographique sur ce sujet est liée "au contexte socio-historique du pays et en particulier aux relations établies entre l'Eglise catholique et le régime de la Révolution Mexicaine"[3]. Ainsi, le statu quo établi entre l'Eglise et l'Etat en 1929 et la paix relative qui en découle auraient eu pour conséquence un désintérêt manifeste des historiens et autres chercheurs sur l'Eglise au Mexique. Comme si, finalement, l'Eglise était considérée en voie de récession, voire de disparition, devenant un des phénomènes mineurs de la société mexicaine. Ce qui nous amène à la deuxième réflexion émise par Roberto Blancarte. Ce dernier constate en effet que dans les ouvrages historiques sur l'Eglise, il y a toute une période passée sous silence.

Les recherches sur le sujet font apparaître des temps forts dans l'histoire de la lutte et de la défense des prérogatives, ainsi que du rôle de l'Eglise catholique face à un Etat anticlérical. De nombreuses études se sont en effet attachées à l'effervescence des milieux catholiques inspirés par la nouvelle doctrine sociale de l'Eglise (encyclique Rerum Novarum, etc.) de la fin du siècle dernier aux années trente[4]. Par ailleurs, après avoir été longtemps tabou, l'étude des mouvements de catholiques les plus radicaux, les mouvements des cristeros[5] (1926-1929) et du sinarquisme (1935-1945), amorcée entre autres par Jean A. Meyer, a donné lieu à de multiples recherches tant au niveau national qu'à l'échelon régional[6]. Il serait presque possible de parler aujourd'hui d'engouement des historiens pour ce sujet, tant les monographies et même les témoignages des anciens acteurs se multiplient[7].

Parallèlement enfin, d'autres chercheurs ont tenté d'analyser la résurgence de l'Eglise catholique depuis la fin des années soixante[8].

En contraste, les années postérieures à la guerre civile (1929-1960), qui se caractérisent par la mise en place d'une lourde structure bureaucratique et très hiérarchique, l'Action Catholique Mexicaine (ACM), sont souvent considérées comme une période d'immobilisme, de récession et même de répression au sein de l'Eglise, qui met un frein aux initiatives et à la vitalité des catholiques laïcs. L'après-révolution, et surtout l'après-Cárdenas (président de la République de 1934 à 1940), est une séquence historique encore très peu étudiée, presque aplanie, comme s'il ne s'était plus rien passé ; ceci est valable aussi bien pour l'histoire politique -la période présidentielle d'Avila Camacho est comme étouffée par la personnalité de ses prédécesseurs- que pour l'histoire religieuse : après les années "héroïques" de la persécution, l'Eglise semble mourir de conformisme et des concessions faites au gouvernement.

Les quelques incursions faites par les chercheurs sur cette période -la thèse de Roberto Blancarte en est un exemple- présentent ainsi l'Action Catholique Mexicaine comme une structure de contrôle autoritaire des élites catholiques par la hiérarchie. De ce fait, il y aurait un abandon de toutes vélléités d'organisation des "masses", un repli de l'engagement temporel de l'Eglise, tel qu'il avait été préconisé par Léon XIII, sur une fonction purement spirituelle de "formation des consciences"[9]. Jean Meyer parle ainsi du passage d'une "Eglise du silence", celle des années vingt et trente, période de persécution religieuse mais qui sous-entend une idée de résistance, au "silence de l'Eglise", celle des années postérieures et qui introduit une notion de résignation et de démobilisation[10].

A l'inverse, certains historiens se sont interrogés sur le rôle joué par l'Action Catholique Mexicaine, dans leurs études sur le mouvement sinarquiste ou le parti politique de droite "Partido de Acción Nacional" (PAN, créé en 1939), organisations très "cotées" et plus "visibles" du fait de leur combativité ou de leur action politique. L'Action Catholique Mexicaine devient alors, sous une façade de neutralité, un pilier du mouvement ou une école de formation des futurs cadres du parti[11].

Autant d'interprétations qui soulignent les ambiguïtés et les limites de ce type d'entreprise, sans pour autant permettre d'en saisir le fonctionnement, l'ampleur et la composition, ni de faire un bilan réel de son action. Ces premières approches omettent ainsi la durée de vie exceptionnelle de l'Action Catholique Mexicaine. Créée à la fin de l'année 1929, cette organisation précède de plusieurs années le mouvement du sinarquisme et le PAN ; malgré les nombreuses crises qu'elle a traversées et l'effritement progressif de ses effectifs ces vingt dernières années, l'ACM est encore aujourd'hui, après plus de soixante ans d'activité, une structure présente au niveau national. Elle canalise et gère toujours de nombreuses institutions et services dans tous les diocèses. La présence ne serait-ce que physique -édifices abritant le siège de l'organisation au centre des principales villes mexicaines et l'impressionnant volume d'archives que l'on peut y découvrir- témoigne de sa "splendeur" passée. Il ne serait alors question de la réduire à un simple instrument répressif de la hiérarchie ou à un appareil de type administratif sans objectifs précis et caractéristiques qui lui seraient propres.

Les recherches entreprises dans le cadre de ma thèse de doctorat[12] m'avaient mis sur la piste d'une organisation de jeunesse : l'Association Catholique de la Jeunesse Mexicaine (ACJM). Cette association avait eu ses heures de gloire au début du siècle et avait participé au mouvement des cristeros entre 1926 et 1929. Un ouvrage très documenté sur cette période, écrit par un de ses militants, Antonio Riús Faciús[13], m'avait orienté plutôt à en suivre la trace dans une période postérieure à la guerre civile.

Or, je me suis heurté au départ à un véritable vide en matière d'archives sur le sujet. Une première enquête auprès des anciens militants de l'ACM m'avait confirmé qu'il ne restait plus aucune trace écrite de la période que je voulais étudier. Ce n'est que par hasard, après avoir été mis en contact avec le dirigeant actuel de l'association de jeunesse catholique, que j'ai découvert une vraie mine. Au téléphone, ce dernier m'avait dit en effet qu'il était en train de nettoyer le rez-de-chaussée du siège central de l'Action Catholique Mexicaine, dans une vielle bâtisse au centre de la ville de Mexico. Il a ajouté que c'était un véritable capharnaüm et qu'il pensait même faire venir une entreprise pour vider le local. Je me suis rendu immédiatement sur les lieux et j'y ai vu en effet un volume très impressionnant de documents (une à deux tonnes d'archives), dans un local pratiquement à l'abandon depuis une vingtaine d'années, comme déserté après une épidémie : on pouvait y voir encore les bureaux avec les trombones, les agrafes rouillées, le vernis et les limes à ongle des secrétaires, le tout sous une fine couche de poussière.

J'ai eu pour commencer un accès limité aux documents. Après un entretien avec la présidente de l'ACM de l'époque, j'avais été autorisé à aller dans une seule pièce, celle où les archives de l'organisation de jeunesse masculine avaient été regroupées. Je devais monter les cartons un par un, dans un petit bureau, qui m'avait été réservé au premier étage. J'ai eu en fait très vite une liberté de mouvement totale et j'en remercie vivement la direction de l'ACM. J'ai pu ainsi explorer pièce par pièce cet immense rez-de-chaussée à peine éclairé. Je me souviens en particulier d'une frayeur au détour d'un couloir, en apercevant tout au fond, dans la pénombre, des femmes nues enfermées dans une cage, qui se sont avérées être en fait des mannequins d'une campagne d'infirmières, entreposées dans une ancienne douche avec un vieux sommier posé devant la porte. Je me souviens aussi d'une pièce, à côté de la bibliothèque qui faisait office de galerie de portraits et dont les photos des présidents et fondateurs, mangées par la moisissure, s'affaissaient petit à petit dans leur cadre.

L'ampleur de ce fonds et en particulier la présence de très nombreux fichiers, la correspondance extrêmement dense avec une très grande diversité de personnes et d'associations religieuses, m'ont donné un premier aperçu de l'importance du projet d'Action Catholique Mexicaine ; l'Association Catholique de la Jeunesse Mexicaine ne faisant figure que d'une pièce sur un échiquier aux objectifs très ambitieux, voire totalisants.

L'Action Catholique Mexicaine m'est ainsi apparue comme une vaste entreprise de rechristianisation (campagnes d'instruction religieuse, catéchismes, réorganisation des séminaires et des oeuvres...) mais aussi de coordination des forces catholiques et de restructuration du corps de l'Eglise. Derrière ces activités de type institutionnel, l'Action Catholique Mexicaine m'a semblé être un des moteurs de la réapparition massive et publique des manifestations de religiosité (pèlerinages, défilés, congrès catholiques, propagande et publications)[14] et introduire même de nouvelles formes de sociabilité religieuse en donnant notamment un rôle de première importance aux femmes.

Par ailleurs, une approche cartographique de l'évolution des différents lieux d'implantation a permis de mettre en relief la vaste "reconquête spatiale" entreprise par l'Action Catholique Mexicaine entre 1929 et 1950. Grâce à la mise en place d'un véritable corps de visiteurs, qui sillonnent le pays jusqu'aux points les plus reculés et difficiles d'accès, et à une politique très volontariste, l'Action Catholique crée un réseau de correspondants locaux et donne naissance à des structures de base (les juntes et comités paroissiaux) dans un grand nombre de paroisses.

Si l'on s'en tient alors aux organismes traditionnels (syndicats, partis...), l'hypothèse de Roberto Blancarte, selon laquelle l'Eglise aurait "perdu" sa lutte avec l'Etat pour le "contrôle des masses", est recevable[15]. Limiter cependant le "contrôle des masses" à ces seules structures de type institutionnel serait ne pas tenir compte de l'impact et de la force du tissu associatif, aussi dense que durant les vingt premières années de ce siècle mais beaucoup plus contrôlé, de par la structure centralisatrice, unitaire et très hiérarchisée de l'Action Catholique Mexicaine.

La présence subtile mais déterminante des assistants ecclésiastiques à tous les échelons de cette organisation -véritables intermédiaires entre les catholiques laïcs et la hiérarchie-, la mobilisation et la coordination exceptionnelles de l'ensemble de l'Eglise mexicaine (clergé séculier, clergé régulier et associations laïques), sont autant de facteurs qui démontrent les stratégies d'encadrement et la vitalité de l'institution durant cette période.

Cette effervescence est plus souterraine que les frasques de la Révolution mexicaine ou du mouvement des cristeros, mais elle s'avère à mon avis déterminante pour expliquer la place prépondérante que continue à jouer aujourd'hui l'Eglise ; c'est une période-clé pour ce qui est notamment de la reconstruction et de la constitution de nouveaux réseaux d'acteurs politiques et religieux. Pour qui s'exclame du réveil presque "miraculeux" de l'Eglise dans les années soixante, je ne peux moi que m'interroger sur son sommeil que je trouve bien agité entre les années 1930 et 1960. Il est possible de se demander alors si l'Eglise mexicaine, durant cette période, plutôt que réduite au silence, ne passe pas en fait volontiers sous silence ses activités, pour mieux mener sa reconstruction ; stratégie réussie puisque le silence des historiens y fait écho.

Après avoir découvert les archives de l'ACJM au siège de l'ACM, dans les circonstances que j'ai évoquées, j'ai voulu aussi trouver une institution qui pourrait en prendre la charge, afin de garantir à la fois une bonne conservation du fonds et de futures recherches sur le sujet. Je me suis heurté à la résistance des dirigeants de l'ACM, qui se méfiaient de l'exploitation possible de ce fonds, qui plus est s'il s'agissait de chercheurs provenant d'universités publiques. Je me suis heurté aussi de façon plus surprenante à la résistance des centres de recherche publics, peu intéressés par l'histoire de l'Eglise durant cette période (cela n'aurait pas été le cas si j'avais fourni des archives sur le mouvement du Sinarquisme ou du Parti d'Action National) et n'hésitant pas à privilégier l'accueil d'autres fonds, comme par exemple celui de BANAMEX (une banque publique). Après deux années de négociation sans succès et devant la réticence, renforcée par ces échecs, des dirigeants de l'ACM, je suis donc reparti en France en 1991, en laissant les archives en l'état.

Or, un an plus tard, apprenant que le gouvernement de Salinas de Gortari proposait une réforme des articles anticléricaux de la Constitution, je suis retourné au Mexique pour une mission d'un mois et demi. Durant ce court laps de temps, j'ai pu négocier sans difficulté la cession de ce fonds à une université, il est vrai catholique[16], mais qui jusqu'alors s'était désintéressée du sujet.

Je me suis souvenu alors de ce que m'avait raconté Servando Ortoll[17] sur les problèmes qu'il avait rencontrés durant ses recherches aux Etats-Unis. Servando Ortoll avait en effet décidé d'aborder la problématique du conflit Eglise/Etat au Mexique du point de vue des Etats-Unis. Il s'est centré en particulier sur la Welfare Catholic National Conference, organisation américaine qui avait toujours joué un rôle de taille dans les négociations entre les autorités ecclésiastiques et le gouvernement mexicains. Or, quand il s'est présenté devant les responsables de l'organisation, muni de très bonnes recommandations, il lui avait été rétorqué que les archives lui seraient ouvertes le jour où les articles anticléricaux de la Constitution seraient supprimés.


[1] Roberto BLANCARTE, Histoire de l'Eglise catholique au Mexique de 1938 à 1982 ; la doctrine catholique face aux questions sociales et politiques, thèse de doctorat (nouveau régime), EHESS, Paris, 1988 ; Historia de la Iglesia católica en Mexico, Mexique, ed. FCE, 1992.

[2] Roberto BLANCARTE, "La Iglesia católica en Mexico desde 1929; introducción crítica a la producción historiográfica (1969-1988)", in Cristianismo y sociedad, Mexique, ndeg. 101, vol. XXVII/3, 1989, pp. 26-42.

[3] Ibid., p. 27.

[4] Jorge ADAME GODDARD, El pensamiento político y social de los católicos mexicanos (1867-1914), Mexique, ed. UNAM, 1985 ; Manuel CEBALLOS RAMIREZ, El catolicismo social : un tercero en discordia, Mexique, ed. Colegio de Mexico, 1991.

[5] Ce nom avait été donné aux combattants catholiques en référence à leur cri de guerre : "Vive le Christ-Roi". Jean A. MEYER, La Christiade, France, Payot, 1975, p. 56.

[6] Alicia OLIVERA SEDANO, Aspectos del conflicto religioso de 1926 a 1929, Mexique, ed. SEP, 1987 ; Jean A. MEYER, La Christiade, op. cit. ; le Sinaquisme, un fascisme à la mexicaine ?, France, Hachette, 1977 ; Pablo SERRANO ALVAREZ, La batalla del espíritu, el movimiento sinarquista en el Bajío (1932-1951), Mexique, ed. Consejo Nacional para la Cultura y las Artes, 1992 ; Guillermo ZERMEñO P., Ruben AGUILAR V. et al., Hacia une reinterpretación del sinarquismo actual, Mexique, Universidad Iberoamericana, 1988 ; Jorge ALONSO, Servando ORTOLL et al., El PDM, movimiento regional, Mexique, ed. Universidad de Guadalajara, 1989, pour n'en citer que quelques uns.

[7] La publication des mémoires de Salvador ABASCAL, Mis recuerdos ; sinarquismo y Colonia María Auxiliadora, Mexique, ed. Tradición, 1980 ; ainsi que d'un autre sinarquiste Manuel ROMO DE ALBA, El gobernador de las Estrellas, Mexique, ed. Talleres de la Gráfica Panamericana, 1986 ; et plus récemment celles de Ezequiel MENDOZA BARRAGAN, Testimonio cristero, (reccueillies par Jean A. MEYER), Mexique, ed. JUS, 1990, sont à cet égard très révélatrices.

[8] Patricia ARIAS, Alfonso CASTILLO, Cecilia LóPEZ, Radiografía de la Iglesia en México 1970-1978, Cuadernos de investigación social, ndeg. 5, Mexique, ed. UNAM, 1988 ; Martín de la ROSA, Charles REILLY et al., Religión y política en México, Mexique, ed. Siglo XXI, 2e ed., 1985.

[9] Les ouvrages de Elwood Rufus GOTSCHALL Jr., Catholicism and catholic action in Mexico, 1929-1941 : a Church response to a revolutionary society..., thèse de doctorat, Université de Pittsburg, 1970 ; et de Servando ORTOLL, Catholic organizations in Mexico's national politics and international diplomacy (1926-1942), thèse de doctorat à l'Université de Columbia, 1987, mettent tous deux l'accent sur cet aspect de l'Action Catholique Mexicaine.

[10] Jean A. MEYER, "De la Iglesia del silencio al silencio de la Iglesia", La Cristiada, Mexique, ed. Siglo XXI, tome 1, 12e ed., pp. 323-352, 1990.

[11] Guillermo ZERMEñO P., Ruben AGUILAR V. et al., Hacia una reinterpretación del sinarquismo... ; Hugh G. CAMPBELL, La derecha radical en Mexico 1929-49, Mexique, ed. SEP, 1976.

[12] Mathias GARDET, Jeunesse d'Eglise, Jeunesse d'Etat au Mexique 1929-1945, thèse de doctorat sous la direction de F.X. Guerra, Université de Paris I, 1996.

[13] Antonio RIUS FACIUS, La juventud católica y la Revolución Mejicana, Mexique, ed. JUS, 1963.

[14] Les associations religieuses étaient jusqu'alors sévèrement condamnées si elle enfreignaient l'article 23 de la Constitution de 1917 qui stipulait que "tout acte religieux de culte public devra se célébrer à l'intérieur même des temples, lesquels seront toujours sous la surveillance de l'autorité". L'ACM bénéficie à cet égard d'une grande indulgence.

[15] Roberto BLANCARTE, Histoire de l'Eglise au Mexique de 1938 à 1982 ; la doctrine catholique face aux questions sociales et politiques, op. cit., p. 5.

[16] L'Université Ibéro-américaine tenue par des jésuites bénéficie cependant aussi de subventions publiques.

[17] Historien mexicain de l'Université de Guadalajara ayant fait une thèse et publié de nombreux travaux sur le mouvement du sinarquisme au Mexique.


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