Copyright © 1995  -  Equipe Histoire et Société de l'Amérique latine / ALEPH  -  ISSN 1245 - 1517

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Relation véridique d'un voyage aux sources du Cuzco : aperçu des archives et bibliothèques utiles pour l'étude du Cuzco au XIXème siècle

Pascal Riviale

Ce survol des sources disponibles sur le Cuzco est avant tout le fruit de deux séjours successifs sur place, en juin et en août 1994. Toutefois, pour compléter les données parfois lacunaires que j'ai pu réunir, je ferai en outre référence à un certain nombre d'informations communiquées par les personnes suivantes : Margarita Castro Pérez, Jean-Jacques Decoster, David Garrett, Thomas Krüggeler. Qu'ils soient remerciés ici pour leur chaleureuse collaboration.

Cuzco est, comme chacun sait, une ville dont le passé historique est aussi prestigieux que chargé. C'est en outre un lieu de villégiature extrêmement attrayant, où l'atmosphère magique créée par le mélange des architectures préhispaniques, coloniales puis républicaines rivalise avec la beauté des paysages. La prise en considération concomitante de ces deux facettes de la ville n'est peut-être pas étrangère à la fréquente venue de chercheurs - surtout étrangers - sur place. En dépit de cette intense circulation d'historiens on sait encore peu de choses des sources réellement disponibles, sinon pour faire une histoire régionale du moins pour en tirer un matériel inédit et significatif dans le cadre d'études plus larges. J'ai donc souhaité ici proposer un petit guide pratique des archives et bibliothèques existant au Cuzco. Le lecteur voudra bien me pardonner le caractère parfois un peu aride de cet inventaire en considérant ce qu'il peut avoir d'utile. En effet, le chercheur de passage se trouve confronté à une trop fréquente absence de catalogue, risquant de transformer alors son voyage d'étude en Bérézina ou, tout au moins, en une grande source de frustrations.

I LES ARCHIVES

1) Les Archives Départementales

Localisation : au 1er étage de la Bibliothèque centrale de l'U.N.S.A.A.C. (Universidad Nacional San Antonio Abad del Cusco)
Ouverture : 8H00 - 13H00, du lundi au vendredi.
Accès : une lettre de recommandation (de préférence d'une institution connue).

Comme c'est le cas d'autres fonds d'archives, les archives départementales du Cuzco sont ballottées d'un local à un autre (elles sont depuis peu abritées par l'université bien qu'elles ne dépendent pas de celle-ci mais de la Région Inca). Ce manque de stabilité ne facilite sans doute pas son bon fonctionnement, cependant cela ne saurait suffire à justifier l'absence de tout catalogue systématique qui aurait dû être réalisé depuis longtemps, dans la mesure où c'est un fonds d'archives qui est très souvent visité et utilisé par de nombreux chercheurs tant péruviens qu'étrangers. Seuls existent quelques recueils d'"inventaires" dressés, pour certains, il y a quelques décennies et devenus depuis en grande partie obsolètes (documents répartis dans différents legajos - dossiers -, versés dans d'autres séries, voire parfois introuvables...) pour autant que l'on s'y soit un jour retrouvé : plus que d'inventaires il s'agit de listes de séries de documents ordonnés selon une logique qui m'a, je l'avoue, un peu échappé... Jean-Jacques Decoster (qui enseigne désormais à la FLACSO de Quito) a entrepris de publier un catalogue d'une partie des archives (correspondant à la période coloniale). Pour l'instant on en est donc réduit à se plonger dans la lecture de ces "inventaires" et à pêcher des legajos un peu au hasard.

M'appuyant en partie sur ces documents (mais pas exclusivement, car plusieurs séries n'y apparaissent pas; il m'a parfois fallu lancer un coup d'oeil évaluateur sur les enfilades de rayonnages pour compléter mes informations) je présenterai ici un aperçu des fonds disponibles. Les dates extrêmes et le nombre de cartons mentionnés pour chaque série correspondent généralement aux informations portées dans les inventaires.

- Corte Superior de Justicia :

D'après ce que j'ai pu entrevoir sur les rayonnages, il y aurait au moins deux grandes séries : Corte Superior et Judicial Civil (1825-1899), avec pour chacune d'entre elles un carton par année. Il existerait également une série Judicial Penal, que je n'ai pas vue mais que mentionne Thomas Krüggeler dans sa thèse[1].

- Archivo cronológico administrativo de documentos del Concejo Provincial del Cercado del Cuzco (1858-1899) :

98 volumes. Si l'on se réfère au volume I de l'"inventaire général" des Archives, il existerait une seconde série de volumes (ndeg. 99 à 156) où seraient conservés les numéros du Peruano (journal officiel du Pérou) correspondant à la période 1886-1918 : cette série ne serait plus aux Archives, paraît-il...

A noter l'existence dans la première série du recensement complet de la population du Cuzco cercado pour l'année 1862. Il existe un volume similaire pour la province de Canas et on ne peut exclure l'existence de volumes correspondant à d'autres provinces du département du Cuzco.

- Archivo cronológico de expedientes y documentos oficiales de la Honorable Municipalidad del Cuzco (1846-1899) :

167 legajos.

- Prefectura :

Quelques legajos, se répartissant en trois sous-séries :
. Prefectura : comunicaciones ;
. Prefectura : asuntos/contencioso/administrativo ;
. Subprefecturas.

- Administración del Tesoro (1825-1899) : 317 legajos.

- Sociedad de Beneficencia :

Plusieurs sous-séries se rattachent à cette entité :
. Archivo colonial de expedientes civiles, penales, administrativos y registros notariales de la Sociedad de Beneficencia Pública del Cuzco. Commence en 1600. Pour le XIXème siècle (1800-1899) : 96 legajos ;
. Comunicaciones oficiales : cartas y documentos sueltos (1800-1899) : 12 legajos (la numérotation fait ici suite à la sous-série précédente : ndeg. 97-108) ;
. Documents relatifs aux hôpitaux de Cuzco : commence en 1564. Pour la période 1800-1887 on recense 275 recueils de divers types ("pergaminos" ; "becerros" ; "libros y cuadernos de badana"...) ;
. Manuscritos de carácter histórico pertenecientes al Archivo administrativo y de expedientes de la Sociedad de Beneficencia : commence en 1662. Quelques legajos correspondent au XIXème siècle (toutefois apparemment en petit nombre).

- Archivo de la Universidad Nacional de San Antonio Abad del Cuzco :

On peut - sous réserve - évaluer à 70 le nombre de volumes correspondant au XIXème siècle, encore que selon les sections concernées ("matrícula" ; "exámenes" ; "secretaría" ; "tesorería") seule la seconde partie du siècle paraisse documentée.

- Archivo del Colegio de Ciencias :

Il existe un volume à part où sont inventoriés les documents correspondant au collège. Je n'ai pas eu la possibilité de l'étudier attentivement et ne saurait par conséquent en évaluer ici l'importance quantitative. Il convient cependant de souligner que ce collège occupe une place essentielle dans l'histoire non seulement de l'enseignement mais plus largement dans l'histoire intellectuelle du Cuzco républicain. En outre, comme pour la Sociedad de Beneficencia, on y trouvera sans doute des données utiles pour l'histoire économique de la région (sur les rentes et propriétés du Collège).

- Les actes notariés :

Comme dans toutes les archives départementales du Pérou, les documents notariaux occupent ici une place primordiale, tant par leur masse que par la qualité des informations que l'on peut en tirer. Il n'est pas question ici d'en faire un compte-rendu exhaustif, il conviendra donc de se reporter aux recueils d'inventaires en principe en cours d'élaboration par les employés des Archives Départementales. Disons simplement que nombre de ces protocoles proviennent de quelques grandes archives notariales de la région (Oscar Zembrano, José Izquierdo, Francisco Aragón et, dans une moindre mesure, Teófilo Puma pour la Province de Canchis et Mariano Ochoa pour celle d'Urubamba). Il faut cependant savoir que pour consulter ces actes, le lecteur doit pouvoir mentionner dans sa demande le nom de l'écrivain public correspondant au protocole recherché : il est donc impératif en premier lieu de rechercher (à l'aide des inventaires évoqués plus haut) quels étaient les différents écrivains publics actifs au Cuzco, ainsi que leurs périodes d'activité respectives. Il doit en exister plus d'une trentaine uniquement pour le XIXème siècle.

Un conseil d'ordre général pour en terminer avec ces archives départementales : ne pas hésiter à redemander (éventuellement sous une autre formulation et de préférence à un autre employé) un document considéré comme introuvable quelques jours ou semaines auparavant. J'ai ainsi obtenu lors de mon second séjour (en août) un document que l'on n'avait pas su trouver lors de mon premier séjour (en juin). La fréquence de ce genre de mésaventure est probablement proportionnelle au degré d'informalité du lieu concerné...

2) Les Archives de l'Archevêché

Localisation : dans le même bâtiment que le Musée d'Art religieux (calle del Triunfo).
Ouverture : 15H00 - 17H30, du lundi au vendredi.
Accès : se munir d'une lettre de présentation et, surtout, d'un billet de 20 dollars. Le reçu qui vous est remis fait office de carte de lecteur. A noter que sa durée de validité n'est pas explicitement indiquée et les critères la déterminant sont extrêmement flous (vous paierez la même somme que vous restiez 15 jours ou que vous y fassiez plusieurs passages au cours de l'année - voire plus...).

Ces archives sont relativement bien cataloguées (un inventaire thématique général correspondant à chacun des deux grands fonds, Colonie et République, vous renvoie à une série de fiches décrivant sommairement le contenu des documents). Je ne dresserai pas ici la liste des rubriques mentionnées dans l'inventaire et me contenterai de signaler qu'outre les documents concernant des affaires strictement religieuses, on y trouve de nombreuses correspondances avec diverses entités administratives (cour de Justice ; Conseil provincial ; préfectures ; Société de Bienfaisance ; différents ministères ; etc.), des documents sur les rentes et propriétés foncières de l'Eglise et, plus largement, des papiers concernant des thèmes "périphériques" mais intéressant les autorités religieuses : société d'artisans et autres organisations ouvrières catholiques, collèges et université, rebellions indiennes, etc.

Ces archives possèdent en outre une grande partie des livres d'actes de baptême, mariage et décès de la ville. Toutefois certaines paroisses, ayant conservé leurs livres, ne sont pas représentées ici.

3) Archivo Histórico de la Municipalidad del Cuzco

Localisation : Bibliothèque municipale (calle Santa Teresa).

N'ayant pas eu assez de temps pour m'y rendre, je ne dirai rien des formalités nécessaires pour y rentrer (de toute façon une lettre de recommandation ne peut pas nuire...), ni des horaires d'ouverture. Je m'en tiendrai ici à quelques informations générales tirées d'un travail d'inventaire réalisé en 1990 par Margarita Castro Pérez[2] qui m'en a aimablement confié une copie. Ce travail est vraisemblablement disponible à la bibliothèque du centre Bartolomé de Las Casas.

21 des 60 legajos inventoriés par M. Castro concernent le XIXème siècle (les plus anciens documents remontant à 1854). Il s'agit, pour l'essentiel, de correspondances, de décrets et ordonnances, de livres de comptes et enfin de papiers et rapports touchant les aspects les plus divers de la vie de la cité (les écoles, l'éclairage public, les corporations professionnelles, etc.).

II LES BIBLIOTHEQUES

1) La Bibliothèque centrale de l'Université Nationale San Antonio Abad du Cuzco

Localisation : sur le campus de l'Université (av. de la Cultura).
Ouverture : en théorie le matin et l'après-midi (de 8H à 19H, avec interruption à l'heure du déjeuner).
Accès : A priori une pièce d'identité suffit pour y consulter des ouvrages, mais peut-être vaut-il mieux avant toute chose - surtout si l'on est seulement de passage - se présenter officiellement au responsable de la salle de lecture.

Lorsque l'on consulte les fichiers situés à l'entrée de la Bibliothèque, on est un peu effaré de la pauvreté des collections mises à la disposition des étudiants. Néanmoins il semblerait qu'il ne faille pas en rester à cette apparence : un coup d'oeil jeté aux magasins de la bibliothèque laisse présager de bien plus intéressantes surprises. Comment parvenir à se faire une idée de ce qui n'est pas "en vitrine" et comment avoir accès à ces "réserves", me demanderez-vous ? Je me verrais dans l'obligation de vous répondre que probablement Dieu seul le sait...

Un fonds a tout particulièrement attiré mon attention : une richissime série de journaux publiés au Cuzco au XIXème siècle. Cette collection est si exceptionnelle qu'il vaut la peine d'en détailler le contenu, d'autant plus qu'à ma connaissance l'Hémérothèque de l'Université n'en possède aucune liste précise (à moins que celle-ci ne soit pas non plus mise à la disposition des lecteurs...).

El Sol del Cuzco (1826 à 1829)
Minerva del Cuzco (1829 à 1833)
El Triunfo de la Libertad (mars à déc. 1830)
El Cuzco Libre (1834-1835)
La Aurora Peruana (août 1835 à mars 1836)
El Regulador (1835)
El Fiera-Bra (1836)
La Estrella Federal (jan. 1838 à jan. 1839)
La Libertad Restaurada (mars 1839 à oct. 1841)
El Sol del Cuzco (fév. à déc. 1843)
El Correo (juillet à déc. 1845)
El Demócrata Americano (déc. 1846 à déc. 1848 ; fév. 1853 à juillet 1854)
Los Intereses del País (juillet 1848 à juin 1849)
La Opinión en Triunfo (juillet 1859 à juillet 1861)
La Situación (avril 1867 à juillet 1867)
El Meridional (jan. à déc. 1868)
El Heraldo del Cuzco (jan. à nov. 1870)
El Ferrocarril (mars 1870 à nov. 1877)
La Epoca (juin-juillet 1877)
El Rodadero (juin 1877 à avril 1878)
El Popular (juillet à nov. 1877)
El Faro (juillet à oct. 1877)
El Registro Oficial (1880 à 1884 ; 1888 ; 1890 ; 1899)
La Defensa Nacional (jan. à oct. 1884)

Comme on peut le constater, le fonds est riche. Il faut beaucoup de temps pour le dépouiller. Bien plus qu'on ne saurait l'imaginer, car malheureusement on trouve bien souvent la porte implacablement et inexplicablement fermée, les fêtes, grèves et autres motifs inattendus constituant autant d'obstacles dressés entre le lecteur et sa source de jouvence. C'est un lieu commun de dire que les conditions dans lesquelles se déroulera un travail de terrain (au Cuzco comme sans doute dans la plus grande partie de l'Amérique latine) ne sont jamais prévisibles, je conseillerais néanmoins aux étudiants se proposant de faire des recherches historiques au Cuzco d'éviter tout particulièrement le mois de juin, durant lequel le calendrier théorique de travail est singulièrement perturbé par les festivités animant alors la cité. Dans ce domaine la modernité est récemment encore venue payer son écot à la festivité communautaire de la cité : en effet aux célébrations traditionnelles du Corpus Cristi et touristico-folkloristes de l'Inti Raymi (qui fêtait en 1994 son cinquentenaire), s'est adjointe depuis deux ans la "Fête de la Bière"[3] qui, sans atteindre les excès surréalistes de son aînée munichoise, doit être pour le moins source de nombreux maux de tête, dérèglements hépatiques et, plus généralement, de lendemains qui déchantent (d'où un risque évident d'absentéisme dans les bibliothèques et archives un peu plus élevé que sur le reste de l'année...). Je plaisante et exagère, bien sûr, mais le lecteur en retiendra qu'il peut s'attendre à de sérieuses difficultés s'il persiste à venir durant cette période.

Ces perturbations, pour n'être qu'occasionnelles et anecdotiques, ne font finalement que s'ajouter à des problèmes de fonctionnement plus profonds : absence de fichiers correctement établis, locaux vétustes ou mal adaptés, manque de motivation des équipes en place, etc. Certes des causes matérielles pourront être invoquées - parfois non sans raison - pour excuser certaines failles et lacunes, cependant les problèmes dont souffrent diverses institutions cuzquéniennes (pour ne pas dire péruviennes) me paraissent un peu plus pernicieux et, par conséquents, plus délicats à résoudre. Je me contenterai de conclure cette digression sur un conseil, certes peu original mais toujours valable : s'armer de patience, ne pas désespérer et, surtout, ne pas prévoir un calendrier de travail trop "serré" (ce serait probablement en vain) mais imaginer des solutions de rechange pour rentabiliser son temps ("si telle bibliothèque est fermée, où puis-je aller travailler en attendant ?")

2) La Bibliothèque du Centre Bartolomé de Las Casas

Localisation : calle Pampa de la Alianza, 465.
Ouverture : 8H-12H / 14H-18H
Accès : une pièce d'identité suffit.

Le Centre Bartolomé est un centre d'information et de recherche spécialisé sur le monde andin et plus particulièrement la région de Cuzco. Sa bibliothèque, également centrée sur Cuzco, possède un fonds extrêmement riche, peut-être le plus riche et le plus complet actuellement disponible sur place. De plus, la régularité de son fonctionnement en fait un lieu de travail sur lequel on peut raisonnablement compter, sans trop de risque de se trouver confronté à une porte fermée. Enfin, la bibliothèque possède un catalogue informatisé de l'ensemble de ses fonds (une entrée commune thème/auteur ; une entrée "périodiques" avec liste des numéros disponibles pour chaque titre ; etc.). De par sa politique d'échanges (au moyen de ses publications et de sa Revista Andina) avec diverses institutions internationales, la bibliothèque possède une bonne collection d'ouvrages et de périodiques récents, ainsi que des thèses et des mémoires inédits portant sur Cuzco et sur le monde andin en général.

Il convient de préciser que je ne prétends pas dresser ici un panorama exhaustif des bibliothèques et fonds d'archives disponibles à Cuzco. Je me suis limité aux sites essentiels, bien d'autres possibilités restent à envisager selon le thème d'études défini par le chercheur : on peut ainsi avoir recours aux archives des institutions ou associations (T. Krüggeler[4] avait eu accès aux archives de la Société d'artisans du Cuzco), ou bien aux centres de documentation de certains musées[5]. Il sera possible de découvrir d'autres terrains d'action - pour peu que l'on dispose du temps nécessaire...

En allant ou en revenant de Cuzco, le chercheur devra passer par Lima. Cela peut être l'occasion de profiter de son séjour dans la Capitale pour compléter ses données en se rendant à la Bibliothèque Nationale. Dans la Sala de Investigación le lecteur trouvera notamment une importante série de périodiques cuzquéniens de la première moitié du XIXème siècle. Un coup d'oeil dans les autres fichiers ne sera pas inutile, d'autant plus que la Bibliothèque possède un bon nombre de publications cuzquéniennes du siècle dernier, rarement disponibles à Cuzco même. A noter enfin dans cette même salle l'existence de nombreux manuscrits, répertoriés au sein de plusieurs fichiers (thématiques, institutionnels, chronologiques).

Un tour du côté de l'Archivo de la Nación peut également s'imposer. Pour une approche de ces archives dans le cadre d'une problématique régionale, je renvoie le lecteur à l'article écrit pour cette même rubrique par Jakob Schlüpmann[6] en 1993.

Je signalerai en dernier lieu, principalement pour ceux qui, comme moi, ont une prédilection pour les anciens périodiques, que la bibliothèque particulière de Félix Denegri Luna (à San Isidro) est d'une richesse assez hallucinante. Sa bibliothèque est volontiers ouverte aux chercheurs de passage, il faudra cependant montrer patte blanche. A vous de jouer...


Notes

[1] T. Krüggeler: "Unreliable drunkards or honorable citizens ? Artisans in search of their place in the Cusco society (1825-1930)", Thesis for the degree of Dr of Philosophy in History, Univ. of Illinois, Urbana Champaign, 1993.

[2] Castro Pérez, M.: "Archivo histórico municipal, 1854-1930", Centro de Estudios Regionales Andinos "Bartolomé de Las Casas", Taller de Historia del Colegio Andino del CBC, agosto 1990. Document miméographié. Elle a également participé au travail de dépouillement d'une partie des archives coloniales entrepris par J.J. Decoster aux Archives Départementales.

[3] Le marché national de la bière fait l'objet d'une âpre compétition entre quelques grandes marques péruviennes. Le lancement de cette fête, qui a d'ores et déjà un grand retentissement constitue pour la brasserie cuzquénienne et son produit - "la Cuzqueña" - un moyen aussi tonitruant qu'efficace de se mettre en avant...

[4] Voir note 1.

[5] La bibliothèque du Musée Archéologique Régional du Cuzco possède ainsi certains ouvrages étonnants. Je dois cependant préciser que mon thème de recherche se prêtait particulièrement bien à des découvertes dans cette bibliothèque...

[6] Schlüpmann, J.: "Guide pratique pour un travail de recherche sur l'histoire régionale du Pérou: le cas de Piura", Histoire et Sociétés de l'Amérique Latine, 1, mai 1993, pp.26-33.


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