Le conseil d'administration
et le conseil scientifique réunis en séance extraordinaire
le mercredi 16 juin, ont adopté le texte de pétition
suivant (CS: unanimité, CA: 27 Pour, 1 Abstention).
Ils appellent
l'ensemble de la communauté, étudiants et personnels, à la
signer (par voie électronique).
Parallèlement, une délégation d'élus demandera
au Recteur de Paris, au Maire de Paris et au Président de la
Région Ile de France de les recevoir. Ainsi, les différents
acteurs de notre réimplantation seront informés des inquiétudes
de la communauté septimolutécienne. Quant au financement
et au calendrier des opérations, des garanties leur seront demandées.
Très
tôt consciente de la nécessité du
désamiantage, l’université Paris 7 Denis
Diderot s’est prononcée pour le déménagement
complet de ses activités hors de Jussieu (résolution
du conseil d’administration du 19/11/96)). La communauté universitaire, étudiants
et personnels, s’est engagée collectivement depuis
cette époque dans un processus de refondation
sur la ZAC PRG. Cet engagement plein d’espoir a généré des
projets scientifiques de grande ampleur.
Aujourd'hui, la communauté tient à rappeler les
impératifs de santé publique et à exprimer
publiquement ses graves inquiétudes devant les incertitudes
prolongées qui menacent à la fois la santé des
personnels et l’existence de l’université.
Encouragée par les tutelles à développer
et renforcer la pluridisciplinarité qui fait sa force,
l’université se voit imposer un morcellement géographique
et le calendrier de son installation définitive est constamment
différé. Cet éclatement et les multiples
déménagements provisoires sont préjudiciables
tant aux enseignements qu’au développement des activités
de recherche et les étudiants ainsi que les personnels
en subissent quotidiennement les conséquences.
De surcroît, les contraintes du désamiantage du
campus Jussieu et les dépenses induites par les délocalisations
pèsent dramatiquement sur l'Université Paris 7
Denis Diderot au point de mettre en péril non seulement
l'équilibre de son budget mais sa cohésion même à moyen
terme. Or ces contraintes ne se sont pas traduites par une accélération
du chantier de Paris Rive Gauche et, au contraire, l’État
s’apprête à demander une prorogation du délai
de désamiantage de Jussieu. Compte tenu des enjeux de
santé publique, les signataires tiennent à rappeler
l’extrême urgence du retrait des personnels et des étudiants
des sites amiantés et en appellent à la responsabilité des
diverses parties concernées.
En ce qui concerne le chantier
proprement dit du site Paris Rive Gauche, la communauté des personnels et des étudiants
constate que le projet dont la première tranche vient
de débuter avec un retard important, comporte encore de
grandes incertitudes, tant sur la date de la livraison que sur
les équipements élémentaires permettant
l'installation définitive des enseignements et des laboratoires.
Pour la phase dite « d’accélération » de
la première tranche, la livraison n'interviendrait qu'à la
mi-2008. Enfin la deuxième tranche de l’implantation
n’est ni financée ni programmée, et condamne
les composantes concernées à être hébergées
dans des locaux provisoires mal adaptés et loués,
en pure perte, au prix du marché.
Il apparaît paradoxal qu'au moment où une réflexion
universitaire s'engage sur l'avenir de la recherche, l'État,
la Région et la Mairie de Paris, à leur niveau
de responsabilité respectif, ne soient pas à même
d'encourager et d'accélérer la refondation de la
plus grande université pluridisciplinaire d'Ile de France
alors même que ce projet était désigné comme
un projet « phare » du CPER.
L'ensemble des personnels
exige donc qu'une délégation
les représentant soit reçue au plus vite par les
différentes instances acteurs du projet (Région,
Mairie de Paris, Rectorat, Ministère) afin d'obtenir des
assurances fermes sur le calendrier de réalisation des
travaux et les compléments de financement nécessaires à l’achèvement
de l’implantation sur le site Paris Rive Gauche de l'Université Paris
7 Denis Diderot.
Les hésitations politiques actuelles risquent
de ruiner tous les efforts de développement d'une université de
dimension internationale. C'est la survie d'un pôle d'excellence
au potentiel scientifique inestimable qui est en jeu.